Faire de l’alternance c’est choisir une voie de formation différente où l’école et l’entreprise se complètent.
La classe de BAC Professionnel doit permettre de :
– auprès d’enfants de moins de 6ans
– auprès de personnes dépendantes (âgées, malades, en situation de handicap)
– dans une structure d’accueil du public sur le territoire
Accompagnement dans la méthodologie de recherche d’entreprise de stage
Voyage scolaire et pédagogique
Groupe à taille humaine et accompagnement individualisé
Restauration familiale et internat
Cadre de travail agréable
Initiation à la langue des signes – socio esthétique
Projets menés avec les partenaires du territoire
Apprentissage possible
Témoignage de Mélody, élève de 1ère Bac Pro MFR Services de Chevanceaux– juin 2026 – dans le cadre d’un exercice d’éloquence de fin d’année.
On me pose souvent la même question : « Alors la MFR, c’est comment ? »
Et bien souvent, la réponse arrive avant même que je puisse parler : « ça doit être nul, … en plus tu fais le ménage ! ». Pourtant, derrière ces préjugés, se cache une réalité bien différente.
Aujourd’hui, je suis ici pour vous raconter mon histoire, enfin notre histoire.
La MFR n’a pas seulement changé ma façon d’apprendre, elle a changé la façon dont je me vois. Elle m’a permis de découvrir qui je suis vraiment.
Pendant longtemps, ces remarques m’ont agacée. Parce que les personnes qui les prononcent ne connaissent pas vraiment la MFR. Elles s’arrêtent aux apparences, aux préjugés.
Quand je suis arrivée à la MFR, moi aussi, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. J’avais des doutes, des appréhensions et je me demandais si j’avais fait le bon choix. Les premiers jours ont été déroutants : un nouvel environnement, de nouvelles règles, de nouvelles personnes.
Puis, peu à peu, j’ai découvert bien plus qu’une simple école. J’ai appris à être autonome, à prendre des responsabilités et à travailler avec les autres. Oui, nous participons à certaines tâches du quotidien, mais ce n’est pas une punition. C’est une manière d’apprendre le respect, l’entraide et la vie en collectivité.
Au fil des semaines, j’ai gagné en confiance. J’ai rencontré des personnes qui m’ont encouragée, accompagnée, et aider à avancer. J’ai aussi découvert des capacités que je ne connaissais pas chez moi. Aujourd’hui, avec du recul, je peux affirmer que la MFR m’a apportée bien plus qu’une formation. Elle m’a permis de grandir, de me construire et surtout de découvrir qui je suis.
Et puis, j’ai découvert bien plus que des camarades de classe : j’y ai trouvé une famille. Une famille composée des élèves, des moniteurs, qui nous soutiennent, nous aident quand ça ne va pas, supportent parfois nos bouderies et nos mauvais jours, mais qui sont aussi là pour partager nos fous rires et nos plus beaux souvenirs. Une famille qui avance ensemble, dans les hauts comme dans les bas.
Alors, quand on me demande désormais : « La MFR c’est comment ? », je souris !
Parce que je sais qu’il est impossible de résumer cette expérience en quelques mots, mais une chose est certaine : elle a changé ma vie !
Si aujourd’hui, je défends la MFR, c’est d’abord parce qu’elle m’a permis de gagner en autonomie. Contrairement à ce que beaucoup pensent, les responsabilités qui nous sont confiées ne sont pas des corvées. Elles nous apprennent à nous organiser, à respecter les autres et à vivre en collectivité. Ce sont des compétences qui nous serviront tout au long de notre vie.
Ensuite la MFR offre un accompagnement humain que l’on ne retrouve pas partout. Les moniteurs nous connaissent réellement. Ils ne s’intéressent pas seulement à nos résultats scolaires, mais aussi à nos projets et à nos difficultés. Quand un élève traverse une période compliquée, il n’est jamais seul.
La plus grande richesse de la MFR est sans doute l’esprit de famille qui y règne. Au fil du temps, les élèves et les moniteurs deviennent bien plus que de simples personnes que l’on croise chaque jour. Ils nous soutiennent, nous aident, nous supportent, nous permettent d’y voir plus clair lorsqu’on doute, partagent nos rires, sont fiers de nous lorsqu’on réussit et nous créons de merveilleux souvenirs avec eux.
Cette solidarité crée un environnement où chacun peut trouver sa place et grandir en confiance. C’est pour toutes ces raisons que la MFR n’est pas seulement une école, c’est un lieu qui forme des humains à avancer dans la vie en étant épanouis.
Pourtant, combien de fois ai-je entendu « La MFR, ça doit être nul ».
Et derrière ces remarques, il y a souvent une autre idée, plus blessante encore : celle que les élèves de MFR soient moins capables que les autres, qu’ils seraient là parce qu’ils n’ont pas réussi ailleurs. Comme si notre valeur pouvait être résumée à un établissement scolaire. A force de les entendre, ces phrases finissent par blesser. Non pas qu’elles soient méchantes, mais parce qu’elles viennent de personnes qui ne savent pas ce que nous vivons réellement. On juge la MFR sans jamais avoir franchi ses portes. On la réduit à quelques clichés, à quelques rumeurs.
Mais derrière ces préjugés, il y a des élèves qui travaillent, qui doutent, qui grandissent et qui se battent chaque jour pour construire leur avenir.
Choisir la MFR n’est pas choisir la facilité, c’et choisir un chemin différent, un chemin qui apprend à devenir de meilleures personnes et à réussir nos études.
On entend aussi parfois que les moniteurs ne sont que des surveillants, ou qu’ils ne sont pas des vrais enseignants. Ceux qui pensent cela ne connaissent pas les personnes extraordinaires qui nous accompagnent au quotidien. Dans chaque réussite, chaque sourire retrouvé après une mauvaise journée, chaque élève qui reprend confiance en lui, il y a souvent un moniteur qui a pris le temps d’écouter, de conseiller ou simplement d’être présent. Ils nous encouragent quand nous avons envie d’abandonner et célèbrent nos réussites comme si c’était les leurs.
Alors non ! La MFR n’est pas l’image que certains s’en font. Pour moi, c’est un lieu où l’on apprend, où l’on grandit, où l’on trouve des personnes qui croient en nous, parfois même avant que nous soyons capables d’y croire.
Si je suis devant vous, ce n’est pas seulement pour parler de la MFR. C’et pour défendre un lieu que beaucoup jugent sans connaitre, et touts les jeunes à qui on colle une étiquette.
Quand je suis arrivée à la MFR, j’étais une jeune fille qui doutait, je ne savais pas où j’allais et j’entendais souvent que ce n’était pas le meilleur choix. Pourtant, c’est ici que j’ai appris l’une des plus grandes leçons de ma vie : notre valeur ne dépend pas du regard des autres mais de la confiance que nous trouvons en nous-même.
A la MFR, j’ai appris des leçons, j’ai appris à grandir, à me relever, à croire en mes capacités et à trouver ma place.
J’y ai trouvé des amis, des repères, des moniteurs qui ont cru en moi lorsque j’en étais incapable, des personnes qui ont partagé mes réussites, soutenu mes doutes, supporté mes bouderies et ri avec moi.
J’ai parcouru ce chemin et je remercie toutes les personnes qui ont marché un peu avec moi, qui m’ont aidé à devenir la jeune femme que je suis.